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AG du Pôle Agroalimentaire de l'Isère

4/07/2019

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Lors de sa première assemblée générale, le Pôle agroalimentaire a rappelé ses objectifs et constitué deux groupes de travail, l’un sur la logistique, l’autre sur la contractualisation.

Le Pôle vise 10% du marché alimentaire isérois

Lancé en novembre dernier, le Pôle agroalimentaire isérois a tenu sa première assemblée générale le 20 mai dans les locaux de la chambre d’agriculture.
Trois chantiers sont lancés : étoffer l’offre, travailler sur les questions de logistique et surtout sécuriser la relation entre fournisseur et distributeur, via la contractualisation. A présent que la marque ls(h)ere est entrée dans tes écrans radars des consommateurs et des enseignes, l'enjeu, pour le Pôle, est en effet de massifier l'offre de produits (438 ont été agréés à ce jour), de fluidifier les mises en relation et de garantir à chacun un partenariat gagnant.

En se basant sur les dépenses annuelles des ménages en produits alimentaires (panel Kantar 2017), il apparaît que le panier moyen isérois de produits agréés marque ls(h)ere (viande, charcuterie, produits laitiers, oeufs, fruits, légumes) pourrait atteindre 1 222 euros par an. Si l'on multiplie cette somme par le nombre de foyers (550 000 en Isère), en théorie, le marché est évalué à 670 millions d'euros.

Les objectifs à court terme du Pôle agroalimentaire n'en demeurent pas moins prudents. Les projections font ressortir que si 5% de la population iséroise réalisait 10% de ses achats annuels en grandes surfaces sous la marque Islhlere ou sous signes d'origine et de qualité (noix de Grenoble, bleu du Vercors, Saint-Marcellin...), cela pourrait représenter un chiffre d'affaires de 2,4 millions d'euros d'ici l'an prochain. Avec 20% d'Isérois réalisant 5% de ces mêmes achats, le chiffre s'élèverait à 5 millions en 2024. « Mais si c'est pour en rester là, ce n’est pas la peine se lever : l'objectif, c'est de faire dix fois plus », affirme Pascal Denolly, président du Pôle, qui entend bien peser 5 à 10% d'un marché estimé à près de 600 millions d'euros.

Les responsables des grandes surfaces lui apportent un soutien sans faille, tout en soulignant l'importance de la visibilité. De leurs côtés, les restaurateurs demandent à avoir les moyens d'indiquer, sur leurs vitrines ou leurs menus, que les produits qu'ils travaillent sont agréés ls(h)ere.

La machine est donc bien en route. Pour quelle monte en puissance, il faut étoffer l’offre et placer les  relations entre producteurs et distributeurs sous le signe de la confiance. Tout cela est en train de se mettre en place.

Pour avancer sur ces dossiers, deux groupes de travail ont été constitués. L'un sur la logistique, l’autre sur la contractualisation. Le premier vise à travailler sur l'acheminement de la marchandise, les coûts de transport et la possibilité de « tisser une toile d’araignée logistique » qui permette de mailler au mieux le territoire, selon Bernard Colonel-Bertrand, le directeur du Min de Grenoble. Quant au chantier de la contractualisation, il s'agit de « restaurer la confiance cassée par des années de guerre des prix très forte », mais aussi de créer les conditions pour « remplacer la carotte ou la mâche nantaises par des productions locales ».
L'idée de rédiger une sorte de contrat type fait son chemin.

 

Article de Terre Dauphinoise, 06/06/2019

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